dimanche 21 février 2010

What else ? Ou le paradoxe socialiste




Aujourd’hui force est de constater que le socialisme français s’appuie sur le système capitaliste pour redistribuer différemment les richesses qu’il crée… Comme Robin des Bois, le socialisme ne renouvelle pas le système, mais le détourne à son profit. C’est ainsi qu’il a créé le paradoxe dans lequel il s’enfonce progressivement.
Le socialisme, comme le capitalisme, place l’argent au centre du discours. Il ne cherche pas à s’exonérer d’un système dont la consommation est le pivot, il réclame le droit à consommer également pour tous et de plus en plus de biens …. C’est ainsi que notre socialisme absorbe les « valeurs » phares du capitalisme, qui font du confort matériel, de la possession d’un écran plat ou d'une machine à café promue par un acteur américain, le socle du bonheur individuel…. Quel leader socialiste français oserait vanter le bonheur qu’il pourrait peut-être y avoir à s’exonérer d’un certain nombre de besoins et de faire la différence entre nécessité, modes et marketing pour mieux vivre ensemble …. ?
Le socialisme meurt de n’avoir plus de modèle de société, d’avoir trop absorbé l’idéal capitaliste, sans vouloir l’avouer. S’il ne conquiert pas une autonomie de pensée, s’il ne propose pas un modèle nouveau, il ne sera jamais plus que le ver solitaire d’un capitalisme qui sait aussi être « social ». Les courants se rejoignent parce que le modèle est le même, et c’est celui du capitalisme….

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