Une remarque à propos de la polémique qui a suivi ce qu'a dit Eric Zemmour au cours de l'émission salut les terriens, le 6 mars dernier.... S'il est coupable d'indiquer que l'on pense qu'il y a une majorité de "noirs et d'arabes parmi les délinquants" alors il devrait également être coupable d'affirmer que la maréchaussée interpelle plus de noirs et d'arabes (c'est à ce commentaire qu'il répondait).
Quoiqu'on pense sur le bien fondé ou non de tels commentaires, si la loi ou la jurisprudence devait imposer le silence, alors il faudrait qu'elle l'impose toujours et notamment lorsqu'il s'agit du coté pile ou du coté face de la même médaille... Accepter que certaines vérités soient bonnes à dire pour illustrer un propos et qu'elles ne le soient plus pour en illustrer un autre ne serait qu'obliger à la pensée unique.
L'intégration, le respect de la différence ne sauraient se défendre sur un lit d'omissions, de mensonges ou de vérités partielles, dont les effets secondaires ont tendance à conduire aux extrêmes. Au contraire ces valeurs seront consolidées au contact de la vérité, de l'échange et du débat, parce qu'alors elles bâtiront sur de solides fondations et des fenêtres grandes ouvertes, qui laissent largement passer le vent frais de la liberté, de la solidarité et du respect...
Plutôt que d'alimenter ad nauseam de vaines polémiques, travaillons plutôt ensemble pour que l'intégration des français d'origine étrangère se passe suffisamment bien pour que les réalités d'aujourd'hui deviennent les calomnies de demain
mercredi 24 mars 2010
dimanche 21 février 2010
What else ? Ou le paradoxe socialiste

Aujourd’hui force est de constater que le socialisme français s’appuie sur le système capitaliste pour redistribuer différemment les richesses qu’il crée… Comme Robin des Bois, le socialisme ne renouvelle pas le système, mais le détourne à son profit. C’est ainsi qu’il a créé le paradoxe dans lequel il s’enfonce progressivement.
Le socialisme, comme le capitalisme, place l’argent au centre du discours. Il ne cherche pas à s’exonérer d’un système dont la consommation est le pivot, il réclame le droit à consommer également pour tous et de plus en plus de biens …. C’est ainsi que notre socialisme absorbe les « valeurs » phares du capitalisme, qui font du confort matériel, de la possession d’un écran plat ou d'une machine à café promue par un acteur américain, le socle du bonheur individuel…. Quel leader socialiste français oserait vanter le bonheur qu’il pourrait peut-être y avoir à s’exonérer d’un certain nombre de besoins et de faire la différence entre nécessité, modes et marketing pour mieux vivre ensemble …. ?
Le socialisme meurt de n’avoir plus de modèle de société, d’avoir trop absorbé l’idéal capitaliste, sans vouloir l’avouer. S’il ne conquiert pas une autonomie de pensée, s’il ne propose pas un modèle nouveau, il ne sera jamais plus que le ver solitaire d’un capitalisme qui sait aussi être « social ». Les courants se rejoignent parce que le modèle est le même, et c’est celui du capitalisme….
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