
La parution du livre de Nicolas Offenstadt, intitulé "l'histoire bling-bling, le retour du roman national" n'a pas manqué de me rappeler cette jolie tirade du Figaro de Beaumarchais qui débute ainsi : "Diable ! c'est une belle langue que l'anglais; il en faut peu pour aller loin. Avec God-dam en Angleterre, on ne manque de rien nulle part".
Il en est de même en France en 2009, "Bling bling" est l'expression magique.
Il sufit de prononcer ces deux mots pour sous entendre un univers préalablement défini par les medias et entrainer un réflexe pavlovien. L'expression regroupe tout un attirail d'idées parachutées, de stéréotypes répétés et de pensées cadrées et limitées.
L'essentiel n'est pas dans sa 'richesse' (elle n'exprime du pouvoir qu'un jugement anecdotique) mais dans l'opportunité pour le microcosme médiatique de convaincre sans argumenter...
En commettant un ouvrage sur la portée historique du bling bling, ce qui est en soi un paradoxe, ne doit on pas craindre de faire un flop-flop ? Dans tous les cas, on peut douter légitimement de l'avenir d'un tel ouvrage qui a lui fort peu de chances d'entrer dans l'histoire !

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